En détail

Se déplacer au quotidien : enjeux spatiaux,enjeux sociaux


Publié le 11/03/2020

Avec près d’une heure et quart en moyenne de trajet quotidien (aller-retour), les Français sont les Européens qui consacrent le plus de temps à leurs déplacements domicile-travail. Si elles sont structurantes, les mobilités domicile-travail ne constituent néanmoins qu’un pan des mobilités quotidiennes. Accompagner ses enfants à l’école, faire ses courses, effectuer une démarche, aller chez le médecin ou encore au cinéma sont autant de raisons qui conduisent les personnes à se déplacer au quotidien selon une fréquence et des modalités qui diffèrent selon les territoires. Au centre des aires urbaines, les distances parcourues au quotidien par les résidents sont plus courtes, témoignant d’une moindre dépendance à l’automobile dans ces espaces, sans que les temps de parcours soient cependant beaucoup plus courts. Les espaces périurbains sont quant à eux les espaces de la grande dépendance automobile, ce qui se traduit notamment par des distances parcourues au quotidien près de deux fois plus grandes qu’au centre des aires urbaines et une très faible utilisation des transports en commun et des modes dits « actifs » (marche, vélo,...). En matière de temps de déplacement, c’est bien plus la taille de l’aire urbaine de résidence que le fait de résider au centre ou en périphérie de l’aire urbaine qui est déterminant : habiter dans une aire urbaine très peuplée a tendance à allonger les temps de trajet des habitants, en raison notamment de la densité d’opportunités offertes par les centres urbains (emplois, commerces, services,...)