Publié le mercredi 13 mars 2019
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Pour sa 2e édition, « Osez le musée » a récompensé le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis (93), le 22 février dernier. Un prix annuel auquel participe le CGET pour valoriser l’action territoriale et l’inclusion des publics éloignés de la culture, notamment ceux des territoires fragiles. Stephan Ludot, adjoint au sous-directeur de la Cohésion et du Développement social au CGET, nous explique l’intérêt de la démarche.

Pour sa 2e édition, « Osez le musée » a récompensé le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis (93), le 22 février dernier. Un prix annuel auquel participe le CGET pour valoriser l’action territoriale et l’inclusion des publics éloignés de la culture, notamment ceux des territoires fragiles. Stephan Ludot, adjoint au sous-directeur de la Cohésion et du Développement social au CGET, nous explique l’intérêt de la démarche.

Le CGET est membre du jury du concours « Osez le musée ». Comment et pourquoi est né ce prix ?

La création de ce prix est une initiative du ministère de la Culture. Elle fait suite à sa mission « Musées du XXIe siècle [1] », qui a conduit une réflexion sur ce que pourrait être le musée de demain et a fait émerger la création du concours « Osez le musée ».
Fort de notre expertise territoriale et de l’inclusion de publics fragiles, le ministère de la Culture nous a conviés à participer à ce prix qui valorise des musées engagés dans une politique volontariste en direction des personnes en situation d’exclusion ou de vulnérabilité socio-économique.

En quoi cette démarche fait-elle écho aux problématiques de cohésion sociale et territoriale ?

« Osez le musée » interroge la place de l’établissement muséal – au-delà de sa fonction de conservation d’œuvres d’art et de préservation du patrimoine – dans la société actuelle, au-delà de la politique de démocratisation de la culture. Ce prix incite les musées à s’interroger sur leur rapport au public et à la réalité sociale de leur territoire pour que toute la population puisse bénéficier de leurs offres culturelles, notamment les habitants des quartiers prioritaires et des zones rurales.
Cette démarche croise politique territoriale et développement local car les musées, souvent municipaux ou départementaux, sont des leviers d’attractivité pour les territoires. Elle favorise également l’accès aux services, l’accès à la culture et au savoir pour tous en levant les freins dus à l’éloignement géographique, aux tarifs ou aux barrières sociales, par exemple.

Concrètement que proposent les musées qui participent à ce concours ?

L’idée-force est de permettre aux publics les plus éloignés de se réapproprier le musée par des actions novatrices : des expositions itinérantes de reproductions d’œuvres d’art dans les quartiers pour les faire découvrir, le développement d’actions hors les murs pour aller au-devant du public, une offre tarifaire attractive telle la gratuité des collections permanentes au Louvre Lens, des ateliers artistiques menés avec certaines populations, des promenades culturelles articulées avec des œuvres présentes dans le musée…
Par exemple, le lauréat de cette année, le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis (93), développe des événements culturels pensés pour la population locale. Il s’appuie sur les acteurs associatifs locaux, une médiation culturelle qui implique les habitants, une politique tarifaire avantageuse avec un plein tarif limité à 5 euros…

Pour en savoir plus, voir le communiqué de presse [2] du ministère de la Culture.

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