Homogénéité des revenus


Les territoires les plus homogènes en terme de revenus

Les territoires périurbains, qui connaissent la plus forte croissance démographique de ces trente dernières années, constituent un défi pour les politiques de cohésion urbaine et sociale. Comme le souligne le rapport sur la Cohésion des territoires, réalisé par le CGET en juillet 2018, la polarisation du territoire national autour des plus grandes villes se traduit, en particulier, par la croissance des couronnes périurbaines. Cette périurbanisation se maintient en intensité et en distance.

Loin des clichés, les couronnes périurbaines des grands pôles urbains apparaissent relativement plus homogènes que les autres espaces métropolitains : les écarts de revenus y sont peu marqués et les niveaux de vie y sont plutôt élevés. Le revenu disponible médian par unité de consommation y atteint ainsi 21 300 euros en 2013 contre 20 200 euros en France métropolitaine, et le rapport interdécile[1] n’y est que de 2,9 contre 3,5 en France métropolitaine. Les revenus sont bien plus faibles dans les communes les plus rurales (18 300 euros par unité de consommation dans les communes isolées hors de l’influence des pôles) et les inégalités s’avèrent bien plus marquées dans les grands pôles urbains (rapport interdécile de 4).

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evolution_densite_poulation_16042019.jpg, par flavictoire

 

Près d’un 1/3 des Français réside dans les territoires périurbains

 


[1] Le rapport interdécile des revenus est le ratio entre le revenu D9 tel que 10 % de la population se situe au-dessus et le revenu D1 tel que 10 % de la population se situe en dessous.