Séminaire de l’observation urbaine

To be une ville or not to be

© Lucie Verpraet/CGET


Publié le 06/12/2018

Malgré les progrès importants accomplis dans la connaissance des villes, il demeure paradoxalement difficile d’en donner une définition globale. C’est de cette difficulté que se sont emparés le CGET, le Cerema, l’Insee, la Fnau et l’AdCF* à l’occasion du séminaire annuel de l’Observation urbaine, le 30 novembre dernier, à Paris. « Urbain or not urbain ? », telle était la question…

L’objectif du séminaire de l’Observation urbaine était de définir et de mesurer la ville dans une perspective internationale, comme l’indiquait le titre choisi pour cette édition 2018, « Urbain or not urbain ? ». En effet, le besoin d’une définition mondiale des villes devient de plus en plus prégnant dans un contexte de globalisation des échanges et des savoir-faire, mais aussi des enjeux partagés (démographiques, climatiques, économiques…). Or, les définitions nationales ne coïncident pas toujours entre elles et manquent souvent de précision et d’une base scientifique.

Une base commune pour définir la ville

De nombreux chercheurs plaident pour une définition de la ville centrée sur la population et sa densité (définition morphologique), à laquelle peut être ajoutée une dimension fonctionnelle (déplacements, accessibilité). Cette base commune pourrait aider à déterminer, par exemple, les villes qui seraient les plus à risque face à une catastrophe naturelle et au dérèglement climatique. En effet, d’un point de vue très pratique, le développement durable nécessite des statistiques comparées et comparables d’un continent à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre, pour répondre aux enjeux actuels.

Mais la compréhension du fait urbain passe aussi par l’analyse fine de ses activités (commerce, tourisme, immobilier…). C’était l’objet de la seconde partie du séminaire.

Des outils pour comparer les territoires

Par ailleurs, la question des comparaisons entre territoires, à l’échelle nationale et internationale, était au cœur de la séquence d’actualités du séminaire.

L’outil Régioviz, développé par l’UMS Riate en lien avec l’Observatoire des territoires, permet de comparer les régions entre elles, qu’elles soient françaises ou européennes. L’application est en open data, consultable par tous : https://riatelab.github.io/regioviz/.

De la même façon, l’application Métroscope, produite par la Fnau, s’attache à déconstruire les a priori qui touchent les métropoles françaises dans une perspective comparative.

Enfin, les données carroyées diffusées par l’Insee répondent, quant à elles, au besoin de données finement localisées.

* Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) ; Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) ; Fnau (Fédération nationale des agences d’urbanisme) ; AdCF (Assemblée des communautés de France).

Consulter le programme détaillé du séminaire.

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