Cités éducatives

Mise en place d’un comité d’orientation et d’évaluation

Conclusion de la réunion de lancement du comité national d’orientation et d’évaluation des cités éducatives par Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse


Publié le 27/11/2019

Le 26 novembre dernier, Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, ont installé le comité d’orientation et d’évaluation des Cités éducatives, à l’Assemblée nationale. Présidé par Sylvie Charrière, députée de Seine-Saint-Denis, ce comité rassemble des experts, des acteurs des territoires, des associatifs et des citoyens, chargés d’accompagner les 80 cités labellisées et leurs programmes d’action.

En septembre dernier, 80 Cités éducatives ont été labellisées par les deux ministres, pour trois ans, afin d’accompagner les enfants et jeunes, de 0 à 25 ans, dans les quartiers les plus fragiles. Elles vont bénéficier d’une enveloppe de 100 millions de crédits de la politique de la ville, allouée pour 2020-2022, pour leur permettre d’impulser une dynamique d’actions, en concertation avec les collectivités, les associations locales, la préfecture et le principal de collège dédié, dans chaque cité éducative.

Ce programme gouvernemental, issu d’expériences de terrain, veut conforter le rôle de l’école, garantir la continuité éducative et ouvrir le champ des possibles aux 450 000 enfants, élèves et jeunes de 0 à 25 ans des grands quartiers concernés.

Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement,
et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse

 

Accroître les chances de réussite et préparer l’extension

Constitué pour suivre les avancées de ce programme, qui s’inscrit dans la dynamique de la Grande Équipe de la réussite républicaine (voir le dossier et notre article), le comité d’orientation et d’évaluation des Cités éducatives rassemble des experts, des acteurs des territoires, des associatifs et des citoyens.

Son rôle : « accompagner l’expérimentation des 80 cités éducatives, faire des recommandations sur les objectifs et l’économie générale de la démarche, prendre appui sur les expériences de terrain, valoriser les actions exemplaires et les partenaires impliqués. Le comité sera chargé de veillera particulièrement aux travaux d’évaluation du programme, aux niveaux national et local », ont précisé Julien Denormandie et Jean-Michel Blanquer, le 26 novembre, à l’Assemblée nationale. Le comité aura la tâche de maximiser les chances de réussite des cités éducatives dans les territoires concernés pour préparer l’essaimage vers d’autres territoires.

Des actions concrètes à venir et qui prennent déjà forme

D’ici la mi-décembre prochaine, les Cités vont élaborer leurs programmes d’actions pluriannuels. Les axes qui émergent s’articulent, principalement, autour d’enjeux éducatifs et d’ambitions prioritaires pour le jeune public, comme :

  • améliorer la réussite, l’orientation et l’ambition dans la scolarité ;
  • faire converger les efforts autour des 0-6 ans, en lien étroit avec les parents ;
  • aller vers les jeunes sans diplôme pour les aider à rebondir sur une formation ou un emploi ;
  • renforcer l’offre de santé, en matière de prévention, de dépistage et de soins ;
  • sortir de son quartier pour des stages, des loisirs et des séjours.

Dès la rentrée de septembre, chaque cité éducative a bénéficié d’un fonds de 100 000 euros pour lancer ses actions. Ce soutien a d’ores et déjà permis, par exemple, de financer un tiers-lieux éducatif à Marseille (13), une maison des parents à Creil (60), des médiateurs du numérique à Charleville-Mézières (08) ou encore de développer des licences sportives à Échirolles (38) et de Micro-Folies (tiers-lieux culturels) à Allonnes (72) ou à La Seyne-sur-Mer (83).

Une citée éducative, à quoi ça sert ?
L’idée est de constituer une « grande alliance éducative » en rassemblant tous les acteurs de l’éducation et de la prévention – enseignants, parents, éducateurs sportifs, puéricultrices, travailleurs sociaux, médecins… – qui, trop souvent, agissent chacun de leur côté.
  
La Cité éducative permet ainsi de former une « communauté » d’acteurs locaux qui déterminent, ensemble, des actions collectives pour répondre à une mission phare : accompagner plus efficacement vers la réussite le jeune public, entre 0 et 25 ans, dans des territoires qui présentent des dysfonctionnements urbains et un manque de mixité scolaire.
  
Au niveau local, chaque Cité éducative est pilotée par un principal de collège, un directeur général adjoint de la commune et un représentant du préfet.
Ce programme gouvernemental, issu d’expériences de terrain, vise ainsi à conforter le rôle de l’école et à garantir la continuité éducative, dans tous ses champs. Il s’appuie sur 100 millions d’euros de crédits, attribués par le ministère chargé de la Ville, pour la période 2020-2022.
  
En savoir plus sur ce programme et voir la carte des 80 Cités éducatives.