Géographie prioritaire

Les nouveaux contrats de ville se dessinent

© Dan.Aucante pour le CGET


Publié le 06/12/2018

Le 29 novembre dernier, le Club des agglomérations et métropoles de l’AdCF et de France Urbaine organisait une journée de travail, en présence du CGET, pour redessiner les contrats de ville qui ont été prorogés jusqu’en 2022. D’ici l’été prochain, à l’occasion de la révision de ces contrats, les partenaires devront y intégrer les nouveaux engagements de l’État, mais aussi des collectivités en faveur des habitants des quartiers de la politique de la ville.

Institués pour la période 2014-2020, les 435 contrats de villes qui couvrent les 1 514 quartiers prioritaires sont actuellement dans une phase d’évaluation. Ce point d’étape viendra nourrir la révision des contrats qui, d’ici l’été 2019, devront intégrer les 40 mesures du Gouvernement en faveur des habitants des quartiers prioritaires. Ils viendront alimenter et renforcer les trois piliers des contrats de ville : le développement de l’activité économique et de l’emploi ; la cohésion sociale et le cadre de vie ; le renouvellement urbain.

L’évolution des nouveaux contrats de ville, prorogés jusqu’en 2022, se basera également sur les engagements du pacte de Dijon qui réaffirme, au niveau national, le partenariat qui lie l’État et le mouvement intercommunal.

Lire aussi notre dossier sur les contrats de ville.

En effet, les 82 collectivités signataires du pacte, à ce jour, prônent « une étroite coordination et une recherche systématique de convergence entre les politiques publiques et les différents acteurs », notamment les communes. Elles souhaitent mobiliser « les responsabilités, respectives et partagées, des collectivités et de l’État » et participer au « renouveau de la politique de cohésion urbaine (…) selon un mode d’intervention différencié », qui s’inscrit dans trois de leurs compétences clés :

  • le développement économique, l’emploi et l’excellence numérique ;
  • l’habitat, le renouvellement urbain ;
  • les mobilités quotidiennes.

En retour, les engagements forts attendus de l’État – dans les champs de l’éducation, de la santé, de la sécurité et de la justice – prennent forme à travers les engagements ministériels de la feuille de route. Le séminaire, en présentant ces six axes d’engagement réciproques, a permis aux intercommunalités et métropoles du pacte de Dijon d’échanger sur la déclinaison opérationnelle de ces axes d’action, prioritaires pour les habitants des quartiers.