Quartiers de reconquête républicaine

60 quartiers dotés de renforts de policiers de terrain

© Ministère de l'Intérieur


Publié le 19/09/2018

Annoncée en février dernier, la police de sécurité du quotidien commence à se déployer, depuis début septembre, dans les quartiers les plus exposés à l’insécurité, aux trafics et à la criminalité. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu aux Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (91), le 18 septembre dernier. Il y a donné le coup d’envoi du dispositif des « quartiers de reconquête républicaine », qui seront 60 d’ici trois ans.

D’ici la fin du quinquennat, 10 000 postes de policiers et de gendarmes seront créés, avec une affectation prioritaire dans les quartiers de la politique de la ville. En effet, la police de sécurité du quotidien (PSQ) est destinée à intervenir dans 60 « quartiers de reconquête républicaine », identifiés comme étant les plus touchés par la délinquance. D’ici 2020, 1 300 gardiens de la paix supplémentaires vont donc, sur la base du volontariat, venir renforcer les effectifs de policiers d’ici trois ans, à raison de 15 à 30 postes en plus, selon les quartiers. Aux Tarterêts, où vivent 5600 habitants, ce sont 30 policiers supplémentaires qui ont été affectés.

Ce déploiement vise à remettre la République au cœur des quartiers de la politique de la ville les plus exposés à la délinquance organisée et aux trafics. En effet, les questions de sécurité dans les quartiers prioritaires de la ville constituent une préoccupation majeure pour les habitants : c’est d’ailleurs l’un de leurs principaux motifs de déménagement (cf. rapport ONPV 2017). 

quartiers_reconquete_republicaine_19092018.jpg

quartiers_reconquete_republicaine_19092018.jpg, par flavictoire

Carte des 15 premiers « quartiers de reconquête républicaine »
 

Retisser du lien avec les habitants et renforcer la présence des policiers

Le rôle de cette police de sécurité du quotidien – souhaitée par le président de la République lors du lancement de la grande mobilisation nationale pour les habitants, en novembre 2017 – consistera donc à déployer les effectifs de police dans les secteurs les plus exposés à la délinquance, à retisser du lien entre les forces de sécurité et la population, en particulier les jeunes, à mieux s’intégrer dans le tissu social du quartier (par exemple, en créant des liens avec les conseils citoyens et les partenaires locaux), mais aussi à recentrer le travail des policiers sur leur cœur de métier en simplifiant les procédures pénales et en facilitant les enquêtes des officiers de police judiciaire.

L’intervention de la police de sécurité du quotidien reposera sur un partenariat impliquant tous les acteurs du territoire (élus, associations, bailleurs sociaux et habitants).

60 quartiers de reconquête républicaine 
  

Actuellement, 300 agents de police rejoignent les 15 premiers « quartiers de reconquête républicaine » identifiés. Ces effectifs supplémentaires se déploient à Aulnay-sous-Bois/Sevran (93) avec 25 policiers supplémentaires, Toulouse (31), Bordeaux (33), Montpellier (34), Pau (64), Corbeil-Essonne (91), Trappes (78),  et Nouméa (98), puis progressivement, jusqu’en décembre prochain, à Champigny-sur-Marne (94), Sarcelles (95), Garges-lès-Gonesse (95), Lille, Strasbourg (67), Besançon (25), Lyon (69) et Marseille (12).
Le déploiement s’étendra ensuite à 15 autres quartiers, d’ici l’été 2019, et aux 30 derniers quartiers de reconquête républicaine, en 2020.