Prévention de la délinquance


La prévention de la délinquance, un fondement essentiel de la cohésion sociale

Les rapports annuels de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) dressent un portrait contrasté de la situation en matière de sécurité et de tranquillité publiques dans les quartiers de la politique de la ville. Bien que le taux de délinquance générale, qui ne rend compte que des faits de délinquance constatés par les forces de l’ordre, soit plutôt contenu, les enquêtes de victimation démontrent que le sentiment d’insécurité est plus prégnant parmi les habitants des quartiers de la politique de la ville (25 % en 2014 se sentent en insécurité) que sur le reste du territoire (14 %).

Diminuer le sentiment d’insécurité dans les quartiers prioritaires

Ainsi, les questions de sécurité dans les quartiers de la politique de la ville sont une préoccupation majeure des habitants. Sur ces territoires, les risques d’exclusion sociale et le sentiment d’abandon ressentis par une partie de la population, notamment les plus jeunes, constituent des facteurs facilitant le passage vers la délinquance. Parce que la sécurité doit être assurée partout et constitue un droit fondamental pour l’ensemble des citoyens, une action soutenue doit être menée dans ces quartiers à la fois pour combattre la délinquance sous toutes ses formes et pour prévenir celle-ci. Il s’agit de diminuer le sentiment d’insécurité, favoriser la participation des habitants à leur sécurité, les rapprocher des institutions. La prévention de la délinquance, orientée en particulier vers les mineurs et les jeunes adultes, contribue à assurer la cohésion sociale dans les quartiers et le mieux vivre-ensemble.

52,9 millions d’euros en 2015 pour lutter contre la délinquance et la radicalisation

Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) apporte sa contribution à l’animation des politiques de prévention de la délinquance à travers la mise en œuvre de programmes de cohésion sociale, urbaine et économique. Depuis 2006, le Secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance (SGCIPD) élabore la stratégie nationale de prévention de la délinquance (SNDP). Il veille à sa mise en œuvre sur les territoires et coordonne les actions des différents ministères dans ce domaine. Il a également vocation à financer, via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) créé en 2013, « la réalisation d'actions dans le cadre des plans de prévention de la délinquance et dans le cadre de la contractualisation mise en œuvre entre l'État et les collectivités territoriales en matière de politique de la ville ». En 2015, le FIPD a été doté de 52,9 millions d’euros destinés à financer les axes prioritaires d’intervention définis dans la SNDP (2013-2017) :

  • la prévention de la radicalisation,
  • un programme d’actions à l’intention des jeunes exposés à la délinquance,
  • un programme d’actions visant à améliorer la prévention des violences faites aux femmes, des violences intrafamiliales et l’aide aux victimes
  • et un programme d’actions destinées à l’amélioration de la tranquillité publique.

En 2014 et en 2015, 75% des crédits du FIPD (hors vidéo-protection), soit plus de 39 millions d’euros, ont été destinés au financement d’actions dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.


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