Cadre de vie et mobilités


La gestion urbaine de proximité : accompagner le changement

L’amélioration des conditions de vie des habitants dans les quartiers nécessite la bonne articulation des dimensions sociale et urbaine que porte la politique de la ville. Les contrats de ville constituent le cadre adéquat pour concilier ces deux aspects complémentaires de la politique de la ville. C’est notamment au travers d’actions intégrées et multi-acteurs, que nécessitent les démarches de gestion urbaine de proximité (GUP), que les contrats de ville parviendront à articuler ces deux versants d’une même politique.
La GUP porte sur les enjeux de la propreté, de l’entretien et de la gestion des espaces publics et ouverts au public, d’accompagnement et de régulation des usages de ces différents espaces, mais également de mise à niveau de la qualité des services de proximité. Sa mise en œuvre opérationnelle repose également sur la mobilisation de divers opérateurs associatifs de proximité et des collectivités locales. Elle vise aussi à favoriser l’implication des habitants.

Mieux mutualiser les moyens pour améliorer le cadre et la qualité de vie des habitants

La convention d’utilisation de l’abattement de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) des bailleurs sociaux, annexée au contrat de ville, a vocation à s’articuler avec les démarches de gestion urbaine de proximité (GUP). À ce titre, les actions des organismes HLM prises en compte dans le cadre de l’abattement de la TFPB font partie des programmes d’actions réalisées dans le cadre des démarches de GUP et s’inscriront ainsi dans le pilier « cadre de vie et renouvellement urbain » du contrat de ville.
La GUP représente un levier important pour donner de la cohérence aux nombreuses initiatives d’acteurs (collectivités locales et leurs regroupements, bailleurs sociaux, services de l’État, associations, habitants, etc.) et mieux mutualiser les moyens pour améliorer le cadre et la qualité de vie des habitants. Une meilleure gestion urbaine des quartiers défavorisés participe à l’équité de traitement entre les territoires de la ville et permet d’améliorer l’image et l’attractivité des 1 500 quartiers prioritaires. Dans les quartiers concernés par les interventions de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), la GUP permet d’accompagner et de faciliter la mise en œuvre des opérations de rénovation urbaine, et à plus long terme, de pérenniser les investissements réalisés dans ce cadre.
 

Focus
« Diagnostics en marchant » pour renforcer les pratiques partenariales

S’inscrivant dans les démarches de GUP, les « diagnostics en marchant » offrent l’opportunité aux acteurs locaux, collectivités territoriales et bailleurs HLM de dresser des diagnostics des dysfonctionnements de gestion des quartiers, avec l’appui d’un prestataire extérieur. Ces diagnostics constituent des outils qui peuvent avant tout, selon les situations locales, renforcer les pratiques partenariales et débloquer certaines situations de carences de gestion.
Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) a financé la réalisation de ces diagnostics à la demande des préfets, en reconduisant au cours de l’année 2014 le marché national en priorité sur les « territoires entrants » de la nouvelle géographie prioritaire, ainsi que sur les sites bénéficiant des opérations conduites au titre du Programme national pour la rénovation urbaine (PNRU). Cette démarche a notamment permis de participer à l’élaboration des contrats de ville.


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