Publié le mercredi 18 juillet 2018
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Lors d’une communication en Conseil des ministres, le 18 juillet dernier, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État, ont présenté une quarantaine d’actions "afin de garantir les mêmes droits aux habitants des quartiers qu'à ceux des autres territoires". Ces actions d'équité territoriale constituent l’aboutissement d’un long travail de concertation initié à la suite de la mobilisation nationale, lancée par le président de la République, à Tourcoing (59), en novembre dernier.

Lors d’une communication en Conseil des ministres [1], le 18 juillet dernier, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État, ont présenté une quarantaine d’actions "afin de garantir les mêmes droits aux habitants des quartiers qu'à ceux des autres territoires". Ces actions d'équité territoriale constituent l’aboutissement d’un long travail de concertation initié à la suite de la mobilisation nationale, lancée par le président de la République, à Tourcoing (59), en novembre dernier.

 

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[18-07-2018] - DP - Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers, par hvanmalle [3]

Après huit mois de co-construction impliquant les services déconcentrés de l’État, les collectivités territoriales, les entreprises, les associations, les partenaires et les citoyens, le Gouvernement dévoile ses engagements pour que le quotidien des habitants des quartiers change réellement, et pour que la France soit une chance pour chacun.

« Deux convictions simples nous animent. Tout d’abord, il faut nommer et affronter les problèmes qui gangrènent des quartiers entiers : insécurité, chômage, pauvreté, drogue, relégation, repli communautaire, discriminations… Les habitants des quartiers demandent les mêmes droits et les mêmes devoirs que le reste des citoyens. Ensuite, une dynamique s’est créée. À l’échelle nationale, comme au niveau local, ceux qui ont envie d’agir se sont rencontrés. L’heure est désormais à l’action. »
Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d'État

 

Les actions arrêtées s’inscrivent dans trois axes

  • Garantir les mêmes droits aux habitants : permettre aux individus d’être en situation d’égalité et de vivre dans des quartiers comme les autres. Cela passe par des actions ciblant la sécurité, la mixité sociale, le logement et le cadre de vie, la solidarité et la mobilité.
  • Favoriser l’émancipation : agir en matière d’éducation, d’emploi et d’insertion professionnelle pour donner à chacun, dès le plus jeune âge, les mêmes chances de réussite et la possibilité de choisir sa vie.
  • Faire République : l’État doit assurer ses fonctions régaliennes et son rôle de facilitateur auprès des acteurs locaux. Il faut restaurer la République partout et pour tous, dans toutes ses composantes : prévention des discriminations, prévention de la radicalisation, solidarité territoriale, soutien aux acteurs de terrain, engagement, accès à la culture et promotion de l’égalité femmes-hommes.

 

Ces mesures d'équité territoriale engagent au premier chef l’État, mais également les collectivités territoriales et les entreprises au travers de deux pactes ainsi que les associations structurantes au travers d’un partenariat national.

Le pacte de Dijon avec les collectivités territoriales

Suite à la signature par le Premier ministre le 16 juin dernier, plus de 80 grandes villes et intercommunalités s’engagent par ce pacte sur le développement économique et l’emploi, l’habitat et le renouvellement urbain, la mobilité, l’éducation, la santé, la sécurité et la justice.

Le paQte avec les entreprises 

Signé le 11 juillet par Jacques Mézard et Julien Denormandie, le paQte - pacte avec les quartiers pour toutes les entreprises - engage les entreprises à travers quatre grands axes : découverte des métiers avec les stages de 3e, formation, recrutement et achats responsables.

Un partenariat national avec les associations

Il s’agit d’instaurer une nouvelle relation de confiance entre l’État et le monde associatif des quartiers prioritaires (pérennisation des ressources des associations, simplification des démarches administratives, confortement de leur présence dans les territoires…) Ce partenariat sera doté de 15 millions d’euros à partir de 2019.

Retour sur une mobilisation nationale : une démarche de co-construction
Pour élaborer une politique de la ville renouvelée, le Gouvernement a instauré une méthode de travail qui s’appuie sur une démarche de co-construction. Organisée par le ministère de la Cohésion des territoires, elle a impliqué tous les acteurs des quartiers prioritaires.
Sur le terrain, les préfets ont engagé et animé la mobilisation à l’échelle locale, avec les collectivités territoriales, les associations, les conseils citoyens, les bailleurs sociaux… Plus de 250 actions innovantes ont été identifiées dans 72 départements. Quelque 15 000 participants ont été réunis au travers de 180 groupes de travail.
De son côté, Jean-Louis Borloo, ancien ministre chargé de la Ville, a remis un rapport « Vivre ensemble, vivre en grand pour une réconciliation nationale ». La Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF), l’Union sociale pour l’habitat (USH), les associations « Question de ville » et « Pôle S » ont également proposé des contributions dans leurs domaines d’intervention respectifs (action sociale, logement social, formation et information sur la politique de la ville, emploi et économie solidaire),  qui ont été regroupées dans les cahiers de la co-construction.

 

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