SANTÉ EN QPV

Une démarche expérimentale lancée en Île-de-France


Publié le 12/01/2017

L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de France et l’Anru ont signé, le 5 janvier dernier, un protocole de collaboration. Le but : mieux articuler le renouvellement urbain avec les enjeux de santé dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Une démarche expérimentale qui répond à plusieurs constats.

L’Île-de-France est caractérisée par des inégalités de santé majeures qui trouvent leur origine dans un ensemble de facteurs sociaux et urbains, notent les deux agences signataires. En effet, les QPV souffrent d’un « déficit généralisé d’offre de soins ambulatoire et hospitalière, déficit marqué pour les médecins spécialistes et la plupart des auxiliaires libéraux », relève notamment l’Observatoire national de la politique de la ville.

Autre constat sans appel : l’état de santé des habitants des quartiers prioritaires est, en général, moins bon que celui des autres Franciliens. La fréquence et la gravité des pathologies chroniques sont plus importantes, chez les enfants comme chez les adultes. L’accès aux soins de proximité et aux structures médico-sociales dédiées aux personnes âgées, handicapées et dépendantes y est souvent plus difficile.

Cette convention vise donc à favoriser l’émergence de « territoires favorables à la santé », dans les quartiers concernés par le nouveau programme national de renouvellement urbain. En mobilisant notamment les habitants eux-mêmes, il s’agira, par exemple, d’opérations telles que :

  • la réalisation d’un diagnostic sur la vulnérabilité des populations, établi par l’ARS pour repérer ceux ayant les besoins de soins les plus importants ;
  • la mise en œuvre de mesures convergentes pour contribuer à améliorer l’état de santé physique et mental des populations (aménagements urbains de proximité favorisant l’activité physique et les mobilités douces, initiatives favorisant l’accès à une alimentation équilibrée, réduction des nuisances environnementales, etc.) ;
  • le soutien à l’implantation de structures de soins de proximité, à l’accompagnement technique des porteurs de projet par les équipes de l’ARS… ;
  • l’installation d’équipements médico-sociaux destinés aux personnes âgées, personnes handicapées (adultes ou enfants), ainsi que l’adaptation des logements au grand âge.

Consulter la convention