Transports dans les quartiers : les ministres mobilisent les préfets


Publié le 13/03/2015

Dans une instruction envoyée au corps préfectoral, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Myriam El Khomri, secrétaire d'Etat chargée de la politique et Alain Vidalies, secrétaire d'État en charge des Transports, ont demandé aux préfets d'encourager les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) à prendre des engagements - qui seront inscrits dans les contrats de ville - pour une meilleure accessibilité aux transports en commun des habitants des quartiers de la politique de la ville.

 

La prise en compte des objectifs spécifique de la politique de la ville dans l'élaboration des plans de déplacement urbains

 

Rappelant que l'intégration des objectifs spécifiques de la politique de la ville visant les quartiers prioritaires s'appliquaient, depuis la promulgation de la loi Ville 2014, à tous les plans et schémas de planification, cette instruction invite les préfets à informer les AOM de leur nouvelle obligation, en vue de l'élaboration ou de la révision des plans de déplacements urbains (PDU) et des plan locaux de déplacements (PLD) en Ile-de-France.

 

 

La mobilité, condition de l'intégration sociale et économique des habitants

 

Ayant un taux de motorisation peu élevé, les habitants des quartiers de la politique de la ville sont plus dépendants de l'offre publique de transport.

Ainsi, à titre d'exemple, en Ile-de-France, 56,1% des ménages résidant en zones urbaines sensibles (Zus) disposent d'une voiture contre 67,9 % des ménages en moyenne régionale*. Or, parmi les Zus en métropole 12 % d'entre elles ne sont desservies par aucun mode de transport. Lorsqu'elles le sont, les transports publics peuvent parfois proposer des fréquences ou des amplitudes horaires inadaptées ou ne pas répondre entièrement aux besoins spécifiques de déplacement des habitants, particulièrement pour accéder aux emplois localisés en périphérie des agglomérations (zones industrielles, artisanales ou commerciales) à des horaires décalés ou fragmentés. L'association des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) à la signature des contrats de de ville permet ainsi de mieux adapter l'offre de transport aux besoins de déplacement des populations et de favoriser la pleine intégration des quartiers dans leur unité urbaine.

 

*Recensement 2008

 

Photo : CC-BY-SA Ingolf BLN