Territoires ultramarins

Sept mois pour construire les politiques publiques pour leur développement

© Laurent Weyl


Publié le 04/10/2017

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a lancé les Assises des Outre-mer, lors d’une conférence de presse, le 4 octobre dernier. Cette démarche, dans laquelle le CGET est impliqué, sera conduite jusqu’au printemps 2018. Elle reposera sur une consultation publique avant la remise d’une synthèse des travaux au président de la République. Ces assises alimenteront les plans et contrats de convergence qui, aux termes de la loi Égalité réelle en outre-mer, doivent être conclus à la mi-2018.​

Le 4 octobre dernier, Annick Girardin a annoncé « le départ de sept mois de réflexion, d’identification et de propositions de solutions pour construire l’outre-mer de demain ». Sept mois pendant lesquels « tous les acteurs ultramarins – pouvoirs publics, monde de l’économie et société civile – vont se concerter pour écrire ensemble le Livre bleu outre-mer [selon] les spécificités, déséquilibres et potentiels propres [à chaque territoire] ». Le président de la République a souhaité l’organisation de ces assises afin de faire émerger des « projets nécessaires et utiles aux populations des Départements et Collectivités d’outre-mer ».

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avenir_om_05102017.jpg, par flavictoire

 

Les travaux vont être conduits autour de huit thèmes :

  • mobiliser l’investissement public, au service d’un projet de développement équilibré ;
  • définir un cadre stable, plus lisible, en faveur de la croissance économique et de l’emploi ;
  • faire des Outre-mer des références en matière de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité ;
  • répondre aux aspirations de la jeunesse et mieux protéger les plus démunis (notamment en santé) ;
  • faire des cultures ultramarines un vecteur d’inclusion sociale ;
  • garantir à tous les Ultramarins le droit fondamental à la sécurité ;
  • donner à l’État et aux collectivités les moyens d’engager une véritable politique d’influence ;
  • accompagner l’ensemble des collectivités dans leurs projets et la construction de leur destin.

La ministre a mis en place un conseil national d’orientation, composé de membres de la société civile issus des outre-mer. Il est chargé d’impulser des idées et des pratiques innovantes, d’apprécier les projets, et de représenter la dynamique de ces assises.

Impulser des idées et des pratiques innovantes

http://www.assisesdesoutremer.fr/ : la démarche va s’appuyer sur une consultation grand public (consultation numérique, sondages, ou réunions publiques) et les travaux des ateliers nationaux et, surtout, locaux, pilotés par les préfets. C’est Thierry Bert, né à La Réunion et inspecteur général des finances, qui est chargé d’en être le rapporteur général dans le but de :

  • présenter un « Livre bleu outre-mer », synthèse des travaux, remis au président de la République avant la tenue d’un comité interministériel dédié ;
  • mettre en place un « Label outre-mer 2018 » pour soutenir les projets les plus innovants (annonce des lauréats en mai 2018) ;
  • nourrir, à partir des éléments de diagnostic et propositions recueillis, les plans et contrats de convergence qui doivent être conclus au plus tard le 1er juillet 2018 entre l’État et les collectivités concernées de chaque Drom et les Com, le cas échéant.

http://www.outre-mer.gouv.fr/

Rôle du CGET

Tout au long de ces assises, le CGET est impliqué dans l’équipe constituée autour du rapporteur général. Éric Lenoir, chef de la Mission de coordination de l’action interministérielle et sectorielle et référent Outre-mer au CGET, interviendra –, avec l’appui des experts concernés du CGET – particulièrement sur les sujets en rapport avec la politique de la ville et le renouvellement urbain, l’aménagement du territoire ainsi que le développement économique local.

Compte tenu des spécificités et des enjeux des territoires ultramarins, notamment la question centrale du soutien à l’ingénierie, le CGET s’attachera également à assurer une articulation particulière avec les chantiers en lien avec la Conférence nationale des territoires et la future Agence nationale de la cohésion des territoires.

Contact : eric.lenoir@cget.gouv.fr

Repères
Les Outre-mer recouvrent 12 territoires : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Mayotte, La Nouvelle-Calédonie, La Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres Australes et Antarctiques Françaises et les îles de Wallis-et-Futuna.
Ils représentent 2,6 millions de la population française, dont 1,2 million de jeunes.
Ils ont des statuts différents : départements et régions, collectivité d’outre-mer, collectivité unique.
  
Situés dans l’Océan indien, le Pacifique, dans la Caraïbe et sur le continent américain, ces territoires apportent une forte dimension maritime et stratégique à la France. Malgré leurs atouts (jeunesse, ressources naturelles, géographie…), leur situation économique et sociale est critique : tissu économique fragile, chômage élevé, décrochage scolaire, éloignement…
  
Les cinq départements-régions d’Outre-mer, la Polynésie française et Saint-Martin sont concernés par la politique de la ville. L’ensemble compte 218 quartiers prioritaires au total où réside un quart de sa population, avec de fortes disparités : la Martinique compte 7 % de sa population en QPV alors que cette part s’élève à 70 % à Mayotte. Voir rapport de l’ONPV 2015, page 25.
Lire la publication du CGET, En bref n° 21 ici.

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