Programme Leader

Questions à Arnaud Marty, coordonnateur des politiques de développement rural au CGET

© Arnaud Dattola / CGET


Publié le 21/09/2017

Leader, renouvelé en 2014, a 25 ans. Quelles sont les caractéristiques de ce programme de soutien au développement des territoires ruraux ?

Le programme Leader – acronyme de Liaisons entre actions de développement de l’économie rurale – a 25 ans et en est, aujourd’hui, à sa 5e génération. À l’origine, il s’agissait d’une initiative communautaire concernant un nombre relativement restreint de territoires alors que pour la période 2014-2020 la quasi-totalité des territoires ruraux européens sont bénéficiaires et acteurs de ce programme.

En France, il y a aujourd’hui 340 territoires de projets concernés. Par une stratégie locale de développement, qui est définie par les acteurs locaux et un comité de programmation comprenant des acteurs publics et privés, sont sélectionnés et soutenus des projets et initiatives locales qui contribuent à l’innovation et à la dynamisation des économies et coopérations du territoire (cette coopération entre territoires permet notamment le transfert d’innovations). Ce principe se décline désormais aussi sur certains territoires urbains et littoraux.

Quels types de projets soutient-il ?

Leader repose sur un mode de gouvernance public-privé au service de la réalisation de projets « petits » ou « grands » qui sont utiles pour les acteurs locaux et les citoyens et qui émanent directement du territoire. Les milliers de projets déjà soutenus visent, notamment, à favoriser le développement de l’activité économique en valorisant les ressources locales, la promotion des initiatives culturelles et touristiques, le développement de services de proximité ou encore l’accompagnement des transitions écologiques et numériques.

Quelles sont les perspectives de mise en œuvre et de poursuite de ce programme ?

Bien que l’approche Leader soit globalement plutôt plébiscitée par les acteurs locaux, elle s’est aujourd’hui largement institutionnalisée. Il est devenu plus compliqué de soutenir les acteurs locaux comme les associations, par exemple.

Dans son évolution, il faudra que le programme Leader puisse revenir à un modèle plus réactif qui simplifie l’action des porteurs de projets. Cela implique également qu’à l’avenir l’Union européenne soit capable de donner du sens à sa volonté de soutenir le développement des territoires ruraux, y compris en prenant en compte leurs relations avec les territoires urbains.

À l’heure où plusieurs discours pointent la nécessité de « rapprocher l’Europe des citoyens », la philosophie initiale et les actions soutenues par Leader sont probablement à renforcer en prenant en compte les défis soulevés lors de la conférence de Cork 2.0 qui s’est tenue en 2016 (http://www.reseaurural.fr/files/cork-declaration_fr.pdf).

 

Exemples de projets soutenus par Leader 

 

À noter
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