Europe et territoires

Le président de la République mobilisé sur l’avenir de l’Union européenne, de la ville de Strasbourg et des villes moyennes

Strasbourg

CC BY 2.0 T. Nordhausen/Flickr


Publié le 19/04/2018

Dans le Grand-Est du 17 au 19 avril, Emmanuel Macron, président de la République, a consacré son déplacement à plusieurs séquences autour des enjeux européens mais aussi territoriaux. Au fil de son parcours, les questions d’une Union européenne à redessiner et de l’ambition européenne de Strasbourg ont été évoquées, mais aussi la redynamisation des villes moyennes que porte le CGET.

À Saint-Dié, la redynamisation des villes moyennes

Le 18 avril dernier, le président de la République s’est rendu à Saint-Dié-des-Vosges. Accompagné du ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et du secrétaire d’État, Julien Denormandie, Emmanuel Macron a marqué ainsi la priorité que son gouvernement accorde à la revitalisation des villes moyennes, à travers le plan national « Action cœur de ville », levier de cohésion et de développement du territoire.

Les villes moyennes ont de l’avenir et un fort potentiel de développement, tant pour elles que pour les territoires environnants. Lancé en décembre dernier, le plan « Action cœur de ville » concerne 222 villes moyennes et aborde chacune de manière spécifique (lire notre article). Dans ce cadre, l’État apportera son soutien en ingénierie et le pilotage d’un plan cohérent, mais c’est la commune qui restera maître d’œuvre de son plan d’action, adapté à ses besoins. Un enjeu d’importance pour la commune de Saint-Dié-des-Vosges et ses quelque 20 000 habitants, par exemple, d’autant que la situation sociale y est fortement dégradée : la ville affiche un taux de pauvreté de 26 % et une baisse de sa population, suite à la fermeture des sites industriels du bassin.

La ville s’est engagée dans une démarche de revitalisation autour de la valorisation de son patrimoine, d’actions de développement économique, de rénovation de son habitat dégradé, création d’une médiathèque intercommunale… Autant de leviers d’attractivité que le plan « Action cœur de ville » contribuera à mener à bien.

Une séquence consacrée à la filière bois
« La France a une des plus grandes forêts d’Europe mais importe du bois pour construire : c’est donc qu’il y a un problème ! On doit réorganiser la filière, elle créera beaucoup plus d’emplois. » 
https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/986669085344829441 

 

Le contrat triennal de Strasbourg doté de plus 185 millions d’euros

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strasbourg_2_19042018.jpg, par flavictoire

 

Siège du Parlement européen et recevant de nombreux acteurs institutionnels, la ville de Strasbourg se doit d’assumer des obligations qui incombent habituellement à une capitale. C’est pourquoi elle bénéficie, depuis 2006, de contrats triennaux mobilisant l’État et les collectivités. Le 17 avril, le président de la République a signé le contrat triennal de Strasbourg 2018-2020. Il lie l’État, la Région Grand-Est, le département du Bas-Rhin, la ville et la métropole.

Le CGET, avec la préfecture région, a joué un rôle d’animation et de coordination interministérielle dans l’élaboration du contrat, en lien avec les différents ministères (Transports, Culture, Enseignement supérieur…), impliqués dans les projets du contrat. En effet, les partenaires – qui vont mobiliser 185 millions d’euros sur trois ans, dont 40 millions de l’État – se sont donné quatre priorités d’intervention :

  • améliorer l’accessibilité de la capitale parlementaire de l’Europe ;
  • affirmer Strasbourg comme capitale de la démocratie et des droits de l’Homme ;
  • accroître son attractivité par le développement de son campus européen ;
  • renforcer le rayonnement culturel européen de Strasbourg et de l’Alsace.

 

Et vous, « Quelle est votre Europe ? » : les citoyens donnent leur vision de l’Union européenne

Après son intervention au Parlement européen de Strasbourg, le 17 avril dernier, le président de la République a lancé la consultation citoyenne pour refonder l’Union européenne, à un an des prochaines élections et de la nouvelle programmation, après 2020. À cette occasion, il a débattu avec quelque 300 participants – parlementaires, élus locaux, chefs d’entreprise, étudiants… –, à Épinal (voir le débat).

Cette initiative française a fait l’adhésion : les 26 autres États-membres se sont joints à la démarche pour donner la parole à leurs citoyens qui vont échanger et proposer leur vision de l’Europe. Un site dédié leur permet de débattre, mais aussi de mieux cerner les enjeux – exposés à travers une sélection d’articles, de vidéos ou d’infographies – autour de six thématiques : prospérité et emploi, développement durable, sécurité, monde, innovation et unité.

En France, une restitution publique se déroulera en novembre prochain, puis une synthèse de cette vaste réflexion collective, à l’échelle européenne, sera présentée au Conseil européen de décembre.

Accéder à la consultation et au site pédagogique « Quelle est votre Europe ? »