Plateforme de construction et d’échanges

Découvrez et participez au « Carrefour des innovations sociales » !


Publié le 13/04/2018

Repérer et recenser toutes les innovations sociales à l’échelle locale, en France ? C’est l’ambition du Carrefour des innovations sociales. Ce moteur de recherche en  open source  est copiloté par le CGET avec la Fonda, la Fondation Cognacq-Jay, l’Avise, le labo ESS, GNIAC et Apriles. Il ouvre dans une version bêta pour démarrer. La plateforme aura besoin d’utilisateurs pour la tester et de nouveaux partenaires pour mettre en commun leurs projets. Présentation par ses deux concepteurs.

 

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bout_carrefour_innovations_sociales_art_13042018.jpg, par flavictoire

 

Quels sont les enjeux portés par le « Carrefour des innovations sociales », un projet initié par le CGET et la Fonda et sélectionné dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA) ?

Élise Lalique : Le moteur de recherche et la cartographie du « Carrefour des innovations sociales » permettent, pour la première fois, de trier et de localiser facilement les innovations sociales aujourd’hui dispersées sur plein de sites web. Plus les projets partagés sur la plateforme seront nombreux, mieux elle fonctionnera. Aujourd’hui, à partir de 12 sites référencés, nous avons déjà remonté 5 000 projets accessibles sur la version bêta ! Ça ouvre de belles perspectives. On cherche donc de nouveaux partenaires pour partager leurs projets et enrichir la plateforme.

Julien Paris : En croisant à l’échelle nationale tout ce qui est proposé à l’échelle locale ou sur un secteur donné, la plateforme va donner de l’importance aux innovations sociales et du poids à leurs acteurs, trop peu visibles. Notre souhait, c’est que nos utilisateurs se servent du site comme d’un outil facilitant leur métier : benchmark, mise en lien de porteurs de projets, aide à la décision publique, positionnement des acteurs privés sur le territoire…

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carrefour_innovations_sociales_art_13042018.jpg, par flavictoire

De gauche à droite : Julien Paris, Élise Lalique et Bénédicte Pachod, chargée de mission innovation publique au CGET.

 

Le « Carrefour des innovations sociales » est gouverné selon le « principe des communs ». Qu’est-ce que ça implique ?

J. L. : D’abord cela implique une gouvernance collective du site ; chaque partenaire a voix au chapitre. Ensuite, le collectif a choisi d’ouvrir les données mutualisées (les projets, la localisation, le contenu, les porteurs, etc.) afin de les rendre réutilisables par tous. Ces données constituent une ressource partagée, ce qu’on pourrait appeler un “commun numérique”. Nous voulons mettre la dimension collaborative et collective réellement au cœur du projet. Tant dans les choix stratégiques et technologiques que dans le fonctionnement au quotidien, nous cherchons à construire un projet à la fois numérique et d’intérêt général.

C’est une première version de la plateforme qui sort aujourd’hui, une version bêta. Qu’est-ce que ça signifie, au juste ?

E. L. : Une version bêta n’est pas un produit fini ; c’est une première version suffisamment complète pour être utilisée, mais qui sera améliorée au fil du temps. On veut intégrer au maximum les utilisateurs dans la conception. Pour ça, nous leur proposons de tester le site en continu et nous prendrons en compte leurs retours. On expérimente de nouvelles fonctionnalités, on abandonne celles qui ne conviennent pas, on recueille les idées… Après cette phase de tests et d’idéation, une deuxième version du site sortira à l’automne 2018.

Deux entrepreneurs d’intérêt général aux manettes
  
Tous les deux Entrepreneurs d’intérêt général, missionnés pour dix mois sur le carrefourdesinnovationsociales.fr, Élise Lalique et Julien Paris expliquent leur rôle.

  
Élise Lalique : Je suis UX designer, c’est-à-dire designer d’expérience utilisateur. Mon rôle consiste à concevoir des produits et des services qui répondent au mieux aux besoins des utilisateurs. Je m’occupe d’identifier leurs attentes et besoins, de créer les fonctionnalités du site mais aussi son identité graphique.
  
Julien Paris : Architecte de formation, je me suis reconverti en tant que développeur web car, à mon sens, les logiques sont semblables. Il faut dessiner les plans d’un site en fonction des usages pensés, mais aussi impensés, des futurs destinataires. Dans le projet du « Carrefour des innovations sociales », je développe la plateforme numérique. Notre contrainte est de travailler en ouvrant, à la fois, le code (open source) et les données (open data). Tout internaute peut ainsi accéder aux algorithmes mis en place et aux données que nous ouvrons, mais cela nécessite de bien planifier et sécuriser le projet pour éviter tout détournement ou utilisation abusive.
  
E. L. : Au début du projet, on a fait un travail de recherche et de repérage. Nous sommes allés rencontrer des associations, collectivités, médias, chercheurs et entreprises qui, demain, utiliseront le « Carrefour des innovations sociales » pour comprendre leurs besoins et définir leur projet (quels contenus, quels services…). Tout ce travail a permis de poser les bases du site, de construire un socle.
 

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