Expérimentation des emplois francs

280 contrats déjà signés ou en cours

© Hugo Vanmalle/Communication du CGET


Publié le 19/04/2018

Le 17 avril dernier, dix-sept jours seulement après son lancement, l’expérimentation des emplois francs avait déjà permis la signature de 280 contrats. À Clichy-sous-Bois (93), ce jour-là, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, secrétaire d’État, et Muriel Pénicaud, ministre du Travail, ont assisté à la signature de quatre nouveaux contrats. 

Alors que 280 contrats étaient déjà signés ou en cours de signature (dont une centaine en Île-de-France), des candidats tout juste recrutés et leurs employeurs – une entreprise de la grande distribution, un institut de bien-être, une association d’insertion et une crèche – ont signé leurs contrats en présence des ministres.

Le dispositif vise à inciter les entreprises à recruter dans le vivier des compétences des quartiers prioritaires de la politique de la ville – où le taux de chômage est 2,5 fois plus important qu’ailleurs – et où la discrimination à l’adresse et à l’origine représente un frein aux ambitions professionnelles des demandeurs d’emploi, qu’ils soient qualifiés ou non.

L’expérimentation se déroule à grande échelle, jusqu’à la fin de l’année 2019, dans sept territoires, qui couvrent 194 quartiers prioritaires et comptent 200 000 demandeurs d’emploi, avant une généralisation sur tout le territoire national annoncée en 2020.

carte_emploi_francs_19042018.jpg

carte_emploi_francs_19042018.jpg, par flavictoire

 

À Clichy-sous-Bois, lors d’une table ronde avec des acteurs économiques, des élus locaux et les services de l’État, les ministres ont mis en avant « Les entreprises qui s’engagent pour agir contre les inégalités dans les quartiers de la politique de la ville ». Ils se sont dits convaincus que les emplois francs sont un outil d’émancipation sociale. « Nous lançons les emplois francs pour lutter sans relâche contre l’assignation à résidence et la discrimination à l’embauche qui perdure dans les quartiers prioritaires. C’est une question d’égalité ; c’est la promesse républicaine. Nous ne lâcherons rien ! », a relevé Julien Denormandie.

 


 

Les emplois francs, comment ça marche ?
  
Simplifié, le dispositif s’applique sans critères d’âge ni de qualification. Les emplois francs permettent ainsi à tout employeur (hors particulier et employeur public) qui embauche un demandeur d’emploi résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville de bénéficier d’une prime : 5 000 € par an, reconduits sur trois ans au maximum, pour un CDI ; 2 500 € par an, reconduits sur deux ans, pour un CDD.
  
Voir notre dossier sur les emplois francs
Le site d’information www.travail-emploi.gouv.fr/emplois-francs répond aux questions de tous les publics concernés. Les entreprises peuvent appeler Pôle emploi au 3995.

Mots-clés liés à l'article